Niamey, capitale de la mode africaine
08/12/2009 05:25 par familleLD-niger
Début novembre, s'est tenu à Niamey le FIMA, festival international de la mode africaine. Fondé par un créateur nigérien, Alphadi (en jaune à gauche de la présentatrice), le FIMA se tient tout les deux ans. Au début, c'était sur les dunes d'Agadès, dans un site sublime. Maintenant, c'est sur la "plage" de la Pilule, à 10 km de Niamey.
Le vendredi soir, ce sont les jeunes créateurs africains venant du Niger, du Sénégal, du Cameroun, du Mozambique, d'Afrique du Sud, qui ont présenté leurs collections. En voici quelques images.
Les Cob de Buffon font partie des animaux les plus fréquents dans le parc, mâles solitaires ou femelles avec leurs petits.
En saison des pluies, on peut les rencontrer par troupeaux de plus de 100 !
Ce vendredi matin, c'est jour de baptême à Saga, un des plus anciens quartiers de Niamey, en bordure du fleuve sur la route de l'aéroport. Moumouni Kimba, notre gardien, a eu une fille dimanche. Nous sommes invités au baptême. Les hommes discutent sur des chaises, sur la place voisine. Les femmes sont à la maison, avec les enfants, ou tiennent compagnie à la jeune maman.
Après la mère et son bébé, Moumouni (à droite) se fait photographier avec sa mère et ses soeurs.
Nous faisons un tirage 21x29,7, en souvenir.
Philippe a repris l'équitation depuis notre arrivée au Niger, avec une reprise (un cours) par semaine, et une balade le dimanche dans les environs de Niamey.
Lors de la fête du Club équestre, en juin dernier, il a participé à un petit parcours d'obstacles par équipe. C'était son premier parcours d'obstacles depuis.... la Garden Party de l'Agro, en juin 1983 ! C'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas...
Fin octobre, la rivière Tapoa coule encore. Quel constraste avec notre séjour en février !
Le débit a déjà baissé par rapport à la pleine saison des pluies, mais la rivière est pleine, là où on ne voyait en février que quelques trous d'eau. Et ici, au début des gorges, à deux pas du village de la Tapoa, en face de l'Hôtel du même nom, l'eau dévale encore les rochers en cascades.
Un des plus grands oiseaux terrestres d'Afrique de l'Ouest : près d'un mètre de haut, 2 m d'envergure. On le croise parfois dans le parc, marchant d'un pas alerte, souvent en couple. Le mâle a un gros jabot rouge, la femelle la peau du cou bleu.
Un des plus beaux oiseaux du Niger, avec ses différents bleus qui traversent le ciel. On le rencontre à Niamey aussi bien que dans le Parc du W.
Niamey était presque exclusivement situé en rive gauche jusqu'il y a 20 ans. Il n'y avait pas un seul pont à l'Indépendance !
La ville s'est beaucoup étendue en rive droite. De nouveaux quartiers ont vite grossi : Kirkissoye, Harobanda, etc. C'est aussi la route pour Torodi et le Burkina Faso, pour Say, etc. Du coup, la circulation est dense sur le pont, dans la journée. C'est le seul "point noir" de la circulation à Niamey, mais ça peut "durer", comme on dit ici, pour peu qu'un taxi-brousse soit en panne ou qu'une charrette à âne bloque la voie...
Un second pont est en cours de construction, un peu en aval. Ce qui va désorgorger celui-ci et favoriser l'extension de Niamey rive droite.
De beaux panneaux comme ceux-ci fleurissent dans Niamey. Grande ou petite, la corruption est partout, même si nous n'y sommes guère confrontés directement. La petite : "lester le dossier" pour qu'il avance dans l'administration, se cotiser dans un taxi-brousse pour éviter les contrôles de douane à la frontière, etc. La grande : les détournements massifs, comme l'affaire MEBA il y a quelques années : 4 milliards de FCFA détournés, avec la complicité du Ministre de l'éducation de base, du Ministre des finances, du 1er Ministre... ce qui avait entraîné la suspension de l'aide budgétaire de l'Union européenne, la mise en place de nouvelles procédures d'appel d'offres, des mécanismes de "fonds communs" où l'argent de l'aide est mieux contrôlé. Dans une société clientéliste, où le puissant joue des opportunités d'enrichissement et redistribue, cela semble en partie normal aux yeux des gens... mais en partie seulement.
Avec leurs embauches, leurs bons d'essence, leurs appels d'offres nombreux, les projets de développement sont aussi des lieux de corruption, petite ou grande, même s'il y a plus de contrôle que pour l'argent public. Les gens interrogés dans le cadre de mon étude sur les perceptions de l'aide sont très bavards sur les multiples façons de faire.
Là comme ailleurs, les campagnes anti-corruption sont d'abord une occasion de réglements de comptes politiques.
Mais au fait, dites-moi : les Niameéns qui ne lisent pas le français, ils interprêtent comment ces panneaux ?
Les chameaux ne sont pas les seuls animaux qu'on croise dans Niamey. Des troupeaux de vaches traversent régulièrement la ville comme ici, rue des Sultans, à deux pas de chez nous, devant la Cité EAMAC, où logent les étudiants de l'école africaine de l'aviation civile. Mobylettes, voitures et vaches se partagent paisiblement la piste.