Le marché au bétail de Boubon
14/01/2010 19:10 par familleLD-niger
Boubon et ses environs sont réputés pour leurs poteries, finement décorées.
Boubon est aussi un village de poterie d'art. Monika, une potière suisse, s'est installée ici depuis vingt ans. Elle réalise des objets magnifiques, soutient des artistes nigériens en travaillant avec eux, en organisant des expositions dans sa cour ou son atelier.
La Tabaski, c'est la fête du mouton. Plusieurs semaines avant, chacun s'affaire pour acheter un mouton, ou deux si possible (un pour l'époux et un pour l'épouse), au meilleur prix. La cour du LASDEL en a accueilli 5 ou 6... D'habitude, le Niger exporte des dizaines de milliers de moutons au Sénégal : les grands moutons blancs sahéliens sont particulièrement appréciés là-bas, et ça fait monter les prix ! Mais cette année, l'exportation a été réglementée, les prix sont restés raisonnables.
Le jour dit, attendu avec impatience, c'est la fête. Chacun se pare de ses plus beaux atours. Les moutons sont grillés : la tradition nigérienne veut qu'on les prépare ainsi, soigneusement écartelés, dans la rue. Les voisins s'arrangent entre eux pour confier leurs moutons à un jeune qui va les cuire. Au passage, chacun peut voir si son mouton est plus beau que les autres, et combien le voisin en a... Ce sont ainsi des dizaines de milliers de moutons qui grillent ensemble dans tout Niamey, des quartiers populaires aux zones résidentielles, et qui barrent parfois quasiment la rue !
Pendant ce temps, on mange en famille et avec les amis les abats, délicieusement préparés. Le lendemain, chacun passe chez les voisins et les amis, apporter un peu de viande de son mouton. Haut moment de convivialité et d'entretien des réseaux sociaux.
Samedi 11 décembre, le groupe Doni Seven donne son premier concert au Mazaki, un restaurant/scène de concert de Niamey. Au programme, Tracy Chapman, Queen, Michael Jackson, etc.
La salle était pleine, le public (un peu acquis, il faut le dire) enthousiaste !
Doni Seven, c'est Laure (piano), ses amies Myriam (chant et batterie), Charlotte (guitare basse et chant) et Zélie (guitare), et trois garçons (chant et percussions).
Le groupe a commencé en septembre, avec le patron du Mazaki, musicien et prof au Lycée français. Ne manquez pas le prochain concert ! (en attendant la tournée internationale, bien sûr).
A l'arrivée du pont, rive droite, il y a un petit port. Oh, pas le grand port de Mopti, avec des dizaines de pirogues de toutes tailles, et des bateaux à étages, qui remontent le fleuve ou attendent en basses eaux le retour de la crue !
Non, un petit port très modeste, avec juste quelques pirogues. C'est d'ailleurs étonnant qu'il n'y en ait pas plus : la pirogue est un bon moyen de transport, pour les hommes et les marchandises !
Aujourd'hui, ce sont des chargements de potirons, en provenance du Bénin. Les manoeuvres les jettent à l'eau, puis les récupèrent sur la rive, avant de les charger sur des charettes ou des pick-ups, en direction des marchés de la ville.
En mai-juin, le fleuve est à l'étiage. C'est à peine s'il coule encore dans la partie droite du pont. Le contraste avec la période de crue est saisissant. De larges bandes de sable, parfois couverts d'herbe prolongent la rive. On s'y promène, se croyant à la plage.
C'est la période où, à cheval, on traverse à gué pour aller galoper sur la rive droite, au milieu des champs, loin des maisons et des sacs plastiques qui poussent en péri-urbain...
D'ici un mois ou deux, les pluies auront commencé en Guinée, aux sources du Niger, le débit augmentera progressivement, l'eau remplira son lit, jusqu'en octobre/novembre où la baisse de régime recommence.